NGAP infirmier : comprendre la nomenclature et coter sans erreur
Les règles fondamentales de la NGAP infirmier : lettres-clés (AIS, AMI, BSI, DI), valeur des actes, règles de cumul et sécurisation de la facturation IDEL.
Qu'est-ce que la NGAP ?
La NGAP (Nomenclature Générale des Actes Professionnels)est la nomenclature officielle qui liste et cote chaque acte pouvant être facturé par un infirmier libéral à l'Assurance maladie. Elle précise, pour chaque acte, son code, son coefficient, ses conditions de réalisation et ses règles de cumul avec d'autres actes.
La NGAP est un document vivant : elle évolue par avenants conventionnels signés entre les syndicats d'infirmiers libéraux et l'Assurance maladie. Chaque revalorisation ou ajout d'acte passe par cette voie. Pour être à jour, un IDEL doit suivre les publications sur Ameli.fr et les avenants au Journal officiel — ou s'appuyer sur un moteur de cotation NGAP maintenu automatiquement par l'éditeur logiciel.
Les 4 lettres-clés des infirmiers
La NGAP infirmier s'articule autour de 4 lettres-clés, chacune valant une somme différente. On applique ensuite un coefficient propre à l'acte. Le montant facturé = valeur de la lettre × coefficient.
- AMI (Acte Médico-Infirmier) — 3,15 € — actes techniques : injections, pansements, perfusions, prises de sang. Tous les détails dans notre guide cotation AMI.
- AIS (Acte Infirmier de Soins) — 2,65 € — séances de soins globales, toilettes, aide à la vie. Voir notre guide cotation AIS.
- DI (Démarche de Soins Infirmier) — 10,00 € — évaluation et plan de soins sur prescription médicale. Voir notre guide cotation DI.
- BSI (Bilan de Soins Infirmiers) — forfait spécifique pour patients dépendants. Voir notre guide BSI.
Ces valeurs sont celles en vigueur en 2026 (à vérifier sur Ameli.fr pour toute cotation). À ces montants s'ajoutent les majorations (MCI, MAU, dimanche, nuit, férié) et, pour les soins à domicile, les indemnités de déplacement (IFD/IK).
La règle de l'acte le plus avantageux
Règle fondamentale de la NGAP : lorsqu'un infirmier réalise plusieurs actes au cours d'une même séance, il ne facture pas la somme brute de tous les actes. La règle dite de l'acte le plus avantageux s'applique :
- Le premier acte (le plus coté) est facturé à 100 %.
- Le deuxième acte est facturé à 50 % de sa valeur.
- Les actes suivants ne sont pas facturables (sauf exceptions prévues par la nomenclature, comme certaines perfusions).
Exemple : une séance avec un pansement lourd (AMI 4 = 12,60 €) et une injection intramusculaire (AMI 1 = 3,15 €) se cote AMI 4 + AMI 1 à 50 %, soit 12,60 + 1,58 = 14,18 € (et non 15,75 €). Un moteur de cotation applique cette règle automatiquement et choisit toujours l'ordre le plus favorable pour l'IDEL — essayez le simulateur Swily pour visualiser le calcul.
Les actes non cumulables et les exceptions
Certains actes ne se cumulent jamais, même à 50 % :
- Les AIS entre elles (une seule AIS par séance) ;
- Un AIS avec un BSI (le BSI remplace les AIS pour le patient) ;
- Deux actes de même nature strictement identique sur la même séance.
À l'inverse, certains actes se cumulent à 100 %(sans application de la règle des 50 %) : c'est le cas de plusieurs perfusions complexes, de certains actes à heure imposée, et des actes associés à un BSI. La NGAP liste ces exceptions explicitement — un logiciel bien maintenu les applique sans intervention de l'IDEL.
Les erreurs de cotation les plus coûteuses
- Oublier la règle des 50 % : facturer deux actes à 100 % au lieu de 100 % + 50 %. C'est la cause n°1 d'indus CPAM après contrôle.
- Coter un AIS et un AMI dans la même séance sans comprendre la règle : les AIS et AMI sont cumulables à 50 % dans certaines conditions, mais pas toutes. Un doute ? Utilisez un moteur de cotation.
- Oublier la majoration du dimanche/férié ou de nuit : des recettes perdues, pas un risque d'indu mais un manque à gagner qui s'accumule. Voir notre guide majorations IDEL.
- Sous-coter par habitude ou prudence : beaucoup d'IDEL cotent AMI 2 là où AMI 4 s'applique (pansements lourds, escarres, ulcères). La NGAP distingue précisément les coefficients selon la complexité.
- Facturer deux IFD pour le même patient le même jour : cas très fréquent d'erreur, détaillé dans le guide calcul IK IFD infirmier.
Contrôles CPAM et risque d'indu
L'Assurance maladie contrôle les facturations IDEL par échantillonnage statistique et par ciblage (profils atypiques, signalements). Un contrôle peut porter sur 3 à 5 ans de facturation. Les conséquences vont de la simple demande de justification à des indus pouvant dépasser 50 000 € pour des erreurs répétitives. La meilleure défense : une cotation propre dès le départ, tracée dans le logiciel, appuyée par des dossiers patients informatisés.
Swily archive chaque feuille de soins avec les règles de cumul appliquées, l'acte prescrit, la majoration appliquée et le justificatif de déplacement. En cas de contrôle, vous exportez le dossier complet en quelques clics. Voir la facturation et télétransmission IDEL.
Automatiser la cotation avec Swily
Maîtriser la NGAP à la main est possible — tous les IDEL y parviennent avec l'expérience. Mais dans une tournée de 20 patients, l'erreur guette : un acte oublié, une majoration mal appliquée, un cumul mal calculé. Swily intègre un moteur de cotation NGAP à jour qui applique automatiquement les règles de cumul, choisit toujours l'acte le plus avantageux, et ajoute les bonnes majorations selon le contexte (heure, jour, déplacement).
Vous pouvez aussi tester votre cotation gratuitement sur notre simulateur NGAP en ligne, sans créer de compte.
Sources et références
- Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP) — version en vigueur sur Ameli.fr
- Convention nationale des infirmiers libéraux — Legifrance
- Avenants conventionnels successifs (revalorisation des lettres-clés et création/évolution des actes)



