Transmissions infirmières : dossier, méthode DAR et partage
Rédiger et partager une transmission infirmière : dossier de soins, méthode DAR facultative, accès du patient, destinataires et MSSanté.
La règle porte sur le dossier, pas sur un format DAR obligatoire
L'article R. 4312-35 du Code de la santé publique impose à l'infirmier d'établir pour chaque patient un dossier de soins contenant les éléments pertinents et actualisés relatifs à la prise en charge et au suivi. Il impose aussi de protéger ce dossier, y compris lorsqu'il est informatisé.
Une transmission ciblée est une manière de rendre cette information lisible pour la continuité des soins. La méthode DAR — Données, Actions, Résultats — peut servir de cadre rédactionnel, mais le texte légal n'impose ni ces trois lettres, ni un nombre de lignes, ni un modèle unique.
Rédiger une transmission utile
Données : décrire les faits pertinents
Notez les observations utiles au suivi, leur date et leur contexte. Distinguez ce que vous constatez de ce que le patient rapporte. Écartez les jugements de valeur et les informations sans rapport avec la prise en charge.
Actions : tracer ce qui a réellement été fait
Indiquez le soin réalisé, la surveillance effectuée, le professionnel contacté ou l'information transmise. Une transmission ne doit pas transformer un exemple générique en conduite clinique : elle rapporte la décision appliquée à ce patient, au regard de sa prescription et de la situation observée.
Résultats : consigner le constat disponible
Ajoutez la réponse observée ou précisez que le résultat reste à contrôler lors d'un prochain passage. Ne complétez pas rétrospectivement un résultat qui n'a pas encore été constaté.
Trois contrôles avant d'envoyer
- Attribution : le bon patient, la bonne date et un auteur identifiable ;
- Pertinence : uniquement les données nécessaires au suivi ou à la coordination ;
- Destinataires : seulement les professionnels autorisés et concernés par la prise en charge.
La CNIL rappelle que l'accès doit être limité selon les missions. Le secret professionnel continue de s'appliquer au sein d'un outil partagé : être membre du cabinet ne justifie pas l'accès à toute information.
Accès du patient et échange hors du cabinet
L'article L. 1111-7 du Code de la santé publique reconnaît au patient un accès aux informations de santé formalisées qui le concernent, sous réserve des exclusions prévues par le texte. Cela ne transforme pas chaque note en message destiné au patient, mais invite à une rédaction factuelle et compréhensible.
Pour transmettre des données de santé à un professionnel extérieur, utilisez un canal adapté. La MSSanté constitue l'espace de confiance national pour les échanges entre professionnels habilités. Une fonction interne au cabinet n'est pas, par elle-même, une messagerie MSSanté.
Ce que les transmissions Swily font aujourd'hui
Dans Swily, sur téléphone comme sur ordinateur, une transmission peut être écrite ou dictée (trois minutes au plus). Le vocal est transcrit et Swily propose un titre court ; sur le téléphone, il retrouve aussi le patient cité. L'auteur peut corriger avant l'envoi. La transmission est rattachée à un patient, et apparaît alors dans son dossier, ou reste générale ; elle peut être marquée urgente et adressée à tous les infirmiers du cabinet, à tout le cabinet facturiers compris, ou à des collègues choisis. Les collègues répondent dans le fil ; l'écran indique qui l'a lue et permet une recherche dans les textes, les réponses et les transcriptions vocales.
Un vocal en attente reste dans une file locale et peut être renvoyé après une reconnexion. Swily ne présente pas aujourd'hui cet outil comme un formulaire DAR à champs séparés, un export PDF signé ou une intégration MSSanté. Les photos de plaies relèvent du dossier patient, pas d'une pièce jointe à la transmission.



